barack obama président c'est possible -yes we can

# Posté le dimanche 10 février 2008 08:05

Mbusa Nyamuisi, traître ou prestidigitateur

Mbusa Nyamuisi, traître ou prestidigitateur
petit et râblé comme un nain de jardin, le ministre Mbusa est un ancien seigneur de guerre, à la solde de l'Ouganda, épinglé dans les massacres des populations dans l'Ituri, mais protégé parce qu'il fait partie d'une ethnie qui compte dans la configuration du pouvoir politique et économique actuel. Fort de ce soutien et convaincu de son rôle dans la victoire de Joseph Kabila à l'élection présidentielle, il avait menacé de retirer à ce derner son soutien s'il n'était pas nommé ministre aux affaires étrangères. Depuis, personne de lucide ne peut soutenir que la diplomatie congolaise dont il a les prérogatives ait gagné en visibilité ou en lisibilté.
Il serait, toutefois, excessif d'acculer l'actuel patron de la diplomatie congolaise, car il hérite d'une situation chaotique qu'il n'a fait qu'accélérer, en multipliant les erreurs. Alors que les lampions de la Conférence de Goma s'éteignaient, il était peut-être déjà minuit moins cinq à Kinshasa, siège des institutions de la République. Fait étonnant: comme pour apporter de l'eau au moulin, aujourd'hui, que ce soit le journal le plus proche du pouvoir qui confirme, entre les lignes, nos analyses démontre le sérieux de celles-ci.


Pour rappel, dans une déclaration rapportée par l'ACP et qui avait choqué les observateurs les plus avertis, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, et membre du panel des modérateurs à la Conférence sur la paix dans les deux Kivu, M. Antipas Mbusa Nyamwisi avait disculpé le Rwanda de l'imbroglio politico-militaire qui secoue l'Est du pays depuis une dizaine d'années. Mot pour mot, il avait déclaré, le 15 janvier 2008 dernier, lors de son intervention à la Conférence sur la Paix, la sécurité et le Développement dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dont les lampions s'éteindront ce mardi 22 janvier: « Le Rwanda n'est pas le problème du Congo ; nous venons à Goma pour négocier la paix ». Comme pour apporter la preuve que cette paix ne dépend que des Congolais eux seuls, il avait, parallèlement, invité ces derniers à mieux s'organiser à l'intérieur des frontières de leur pays afin que leurs « problèmes trouvent des réponses plutôt que de pointer le Rwanda et les pays voisins d'être à l'origine des leurs malheurs, de l'insécurité et de la guerre ». (...)

Sorties de la bouche de celui qui a fait de pieds et de mains pour occuper un poste aussi hautement stratégique, ces déclarations ont sonné comme une trahison plus qu'un aveu d'échec d'un gouvernement incapable d'établir la paix et la sécurité à l'intérieur du pays et à ses frontières. D'autant que c'est un secret de polichinelle que c'est le Rwanda qui se cache derrière Nkunda. Car, c'est lui qui fournit armes et hommes de troupes.
Manifestement, plus réaliste et visionnaire, la Belgique a proposé un dialogue plus large, c'est-à-dire étendu aux pays voisins. C'est son ministre de la Coopération et du Développement en visite en RDC, il y a peu, qui l'a dit, persuadé que c'est là le « gage d'une paix durable », comme l'a rapporté radiookapi.net



Avis partagé par d'autres analystes comme Le Monde de ce 28 janvier 2008 qui titre: "Le succès du cessez-le-feu au Kivu repose sur le Rwanda". Dans le même sens, Etienne Tshisekedi et son parti exigent la tenue d'une conférence internationale à ce sujet.

D'ailleurs, pendant que Mbusa ménageait le loup rwandais et ses valets déjà entrés dans la bergerie congolaise, et qu'à Goma, le CNDP et les groupes armés Maï-Maï, posaient devant les caméras en signe d'accord de cessez-le-feu, sous les applaudissements nourris des conférenciers et du comité de sages de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement, radiookapi.net rapportait que Nkunda recrutait dans le fief même du ministre congolais des affaires étrangères. Sans compter que les affrontements qui avaient été signalés. www.demainlekasai.com
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# Posté le jeudi 31 janvier 2008 16:29

La République Démocratique du Congo est un pays étrange

  La République Démocratique du Congo est un pays étrange
Etrange dans ses manières de se créer des crises politiques ; étrange dans sa manière de « faire avec » des drames incroyables comme ces 5 millions de morts dus beaucoup à des ambitions annexionnistes du Rwanda de Paul Kagamé ; plus étrange encore dans ses méthodes d'apparence simplistes pour sortir des crises. Là où d'autres pays recourent à des négociations secrètes et à des médiations internationales interminables, la RDC a réglé, en à peine une semaine et à ciel ouvert, la question de la rébellion de Laurent Nkundabatware dans une grande messe regroupant plus de 1.000 participants soit le triple de celui décidé initialement.


Des
chefs de guerre, des chefs de gangs, des chefs coutumiers, des religieux, des politiques, des représentants de différentes ethnies du grand Kivu, des membres de la société civile, des politiques, Joseph Kabila en personne... la « Conférence pour la paix et la stabilité dans le Nord-Kivu » avait les allures d'une foire. À la conclusion pourtant, toutes les rébellions et milices, en dehors des rebelles hutus rwandais, ont déclaré la fin des hostilités et reçu en retour une amnistie sauf pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Une surprise pour cette réunion que nous étions nombreux à trouver folklorique, dilatoire et à laquelle nous n'accordions aucune chance. Mais hélas les Congolais sont définitivement imprévisibles.

Pour en a
rriver là, il aura fallu cependant avaler une très amère pilule : l'amnistie du général renégat Laurent Nkundabatware qui a instrumentalisé les Tutsis congolais et la question ethnique provoquant des milliers de morts et l'exil intérieur des dizaines de milliers de Congolais. Inacceptable, mais la paix a un prix sans oublier que amnistier n'est pas absoudre, ni oublier. En ayant privilégié auparavant l'option militaire, Joseph Kabila m'a semblé vouloir procéder par une démonstration par l'absurde afin de proposer, ensuite, cette conférence qu'il avait annoncée plus d'un an auparavant.


Tout le mon
de s'est, en effet, rendu à l'évidence : il était quasiment impossible d'éradiquer la rébellion ne fût-ce qu'à cause des caractéristiques géographiques de la région. De l'Angola jusqu'en Côte d'Ivoire en passant par le Niger, la République centrafricaine, la Sierra Leone, la Somalie... la rébellion reste un fléau très difficile à vaincre. Joseph Kabila devait le savoir. Mais s'il avait osé convoquer la conférence de Goma avant d'avoir lancé une grande offensive militaire, ses détracteurs l'auraient accusé de complaisance et d'être de connivence avec Nukndabatware et le Rwanda.

Mais
la crédibilité d'une telle démarche ne se résume pas à la signature des accords, à la déclamation de la cessation des hostilités mais bien plus tard dans leur mise en ½uvre. Pourquoi devrait-on faire confiance, cette fois, à cet officier dissident arrogant, expert en man½uvres dilatoires et dont la rébellion était une affaire juteuse ? On peut, en effet, être optimiste pour une simple et bonne raison : contrairement aux apparences, tout ne s'est pas joué au péplum de Goma. Cette conférence a été sans doute doublée par des pressions internationales sur le Rwanda et sur Nkundabatware. D'autre part, souvenons-nous des accords de Sun City avec cette bizarrerie d'un président flanqué de quatre vice-présidents plus les ministères et les entreprises publiques repartis aux sensibilités politiques qui en étaient signataires. Ces accords semblaient inapplicables, mais ils ont amené la RDC à des élections libres et pluralistes, et surtout à la renaissance d'un vrai Etat. Avec les accords de Goma, la RDC est peut-être à un tournant décisif avec la disparition de ce dernier boulet qui alourdissait sa marche en avant.|Botowamungu Kalome (AEM)

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# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:39

espoir de paix au congo

espoir de paix au congo
Tous les groupes armés congolais actifs au Nord et au Sud-Kivu ont signé mercredi un "acte d'engagement" pour une cessation immédiate des hostilités dans ces régions troublées de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté un correspondant de l'AFP.

Le chef de la délégation du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement du principal chef rebelle Laurent Nkunda, a été le premier à ratifier le document, lors de la cérémonie de clôture de la conférence sur la paix et le développement ouverte le 6 janvier à Goma, capitale du Nord-Kivu.
Des solda
ts gouvernementaux le 7 décembre 2007 à Sake, 30 km à l'ouest de Goma dans le Nord-Kivu

C
arte de la République Démocratique du Congo
L
e texte a ensuite été signé par les autres groupes armés, puis par le ministre de l'Intérieur Denis Kalume, au nom du gouvernement congolais, suivi d'autres conférenciers et élus locaux, ainsi que par des représentants des Nations unies, de l'Union européenne (UE), des Etats-Unis, de l'Union africaine (UA) et de la Conférence des pays des Grands Lacs africains.
"Sur les scep
tiques, nous avons gagné une grande bataille", a déclaré le chef de l'Etat, Joseph Kabila, tout en soulignant que d'"immenses défis" restaient à relever pour rétablir la paix, la sécurité et le développement dans les provinces "martyres" des Kivu.
"Ap
rès des années de guerre, la paix ne peut naître sans dialogue ni pardon. La conférence y a pourvu", a-t-il affirmé, en référence à un projet de loi d'amnistie pour "faits de guerre et insurrectionnels", excluant tout crime de guerre et contre l'humanité.
Il a
promis la mise en place d'une commission réconciliation et vérité, tout en déclarant "incontournables" le rétablissement de "la justice et (de) l'Etat de droit".
C'es
t la première fois depuis la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003) que les groupes armés de régions entières s'engagent collectivement et publiquement à un cessez-le-feu et à un désengagement progressif de leurs troupes sur le terrain.
La communauté
internationale a unanimement salué "le succès" de cette conférence, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon voyant dans l'acte d'engagement des belligérants une "étape importante vers la restauration d'une paix et d'une stabilité durables dans la région des Grands Lacs".
A
Washington, la Maison Blanche a également salué le succès de la conférence et a appelé les parties à mettre rapidement en oeuvre leurs engagements.
S'
il est appliqué, cet acte d'engagement marquera la fin de violences qui continuent de déchirer les Kivu, qui comptent actuellement plus d'un million de déplacés de guerre.
Le N
ord-Kivu est depuis plus de quatre mois le théâtre d'affrontements incessants entre l'armée régulière et des soldats insurgés ralliés à l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda, mais aussi entre ces derniers et des miliciens locaux Maï Maï ou des rebelles hutus rwandais.
Le Sud-Kivu reste marqué par des heurts entre soldats dissidents tutsis congolais, groupes Maï Maï et armée, et par des violations massives des droits de l'Homme, notamment des viols perpétrés par des combattants locaux et étrangers.
Cet
acte d'engagement a été signé après 17 jours de débats et d'intenses négociations avec le CNDP de Laurent Nkunda, en position de force depuis la cuisante défaite qu'il a imposée à l'armée régulière en décembre au Nord-Kivu.
L
e texte prévoit notamment la mise en place d'un comité de suivi pour le désengagement des belligérants, le déploiement de Casque bleus dans les zones libérées.
Avant
de clore officiellement la conférence, M. Kabila a félicité les participants pour les "services rendus à la Nation", les exhortant à "rester mobilisés", avant d'ajouter avec ironie: "L'application dont vous avez fait preuve est d'autant plus méritoire qu'il ne s'agissait pas de partage du pouvoir".


# Posté le jeudi 24 janvier 2008 11:58

mobutu frappe nkunda batware

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 07:54

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